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Auguste Herbin (1882-1960)

Auguste Herbin étudie à l’École des Beaux-Arts de Lille avant de s’installer à Paris. Explorant successivement l’impressionnisme, le fauvisme puis le cubisme aux côtés de Picasso, il produit ses premières toiles abstraites dès 1917. Soutenu par Léonce Rosenberg, il réalise de monumentaux reliefs en bois polychromes qui sont très mal accueillis par la critique puis revient passagèrement au figuratif. Son retour à la géométrie plane débouche sur la création en 1931 de l’association Abstraction-Création avec Georges Vantongerloo. Pendant la Seconde Guerre, il met au point un « Alphabet plastique », essai de codification des correspondances entre lettres, couleurs et formes, tentative goethienne de « spiritualiser la matière », et théorisé en 1949 dans son livre fondateur L’Art non figuratif non objectif. Il est co-fondateur du Salon des Réalités Nouvelles et influence des artistes comme Dewasne ou Mortensen.

Aurélie Nemours (1910-2005)

Elève de Paul Colin, André Lhote puis Fernand Léger, elle fait le choix de l’abstraction géométrique à la fin des années 40 et épure progressivement son style (elle se limite aux lignes horizontales et verticales, puis fait du carré sa figure centrale) pour créer une oeuvre rigoureuse et pourtant sensuelle dans ses couleurs, intuitive et spirituelle. Les années 80 la consacrent comme une artiste majeure de l’art dit « construit ».

  • Page Wikipédia consacrée à Aurélie Nemours,
  • Aurélie Nemours sur l’Encyclopédie Audiovisuelle de l’Art Contemporain,
  • Notice de l’expo Aurélie Nemours au Centre Pompidou en 2004.

Cesar Domela (1900-1992)

Fils de pasteur luthérien, né à Amsterdam, il se dirige vers l’abstraction à travers sa fréquentation des avant-gardes berlinoises puis de Mondrian et Van Doesburg. Il se distingue pourtant de l’orthogonalité du mouvement De Stijl en introduisant l’oblique dans ses travaux de reliefs, typographie, photomontage, publicité ; puis, à Paris, en tant que membre du mouvement Abstraction-Création, il introduit la courbe et diversifie sa palette de matériaux (peaux, ivoires, cuivre, bois exotiques). Il participe après-guerre à la création du Salon des Réalités Nouvelles et s’impose dans les décennies suivantes comme une influence majeure de la jeune génération abstraite.

Ecole zürichoise d’art concret

Frank Stella (né en 1936)

Frank Stella fait des études d’art à la Phillips Academy d’Andover (Massachusetts), puis d’histoire à l’Université de Princeton. Il commence par être influencé par l’expressionnisme abstrait deJackson Pollock et de Franz Kline, avant de réagir contre l’utilisation expressive de la peinture par la plupart des peintres de ce mouvement, et de s’intéresser à la peinture plus « plate » d’un Barnett Newman. En 1950, il rejette le lyrisme de l’expressionnisme abstrait, s’installe à New York et se lie d’amitié avec les peintres Jasper Johns et Robert Rauschenberg et les architectes Richard Meier et Philip Johnson. (extrait de Wikipédia)

Geneviève Claisse (née en 1935)

Ivan Picelj (1924-2011)

Jacqueline Debutler

Artiste américaine.

Jean Dewasne (1921-1999)

Après des études de musique et d’architecture, Jean Dewasne se tourne vers la peinture abstraite en 1943 et participe à la fondation du Salon des Réalités Nouvelles avant d’en démissionner pour désaccord idéologique et de créer l’Atelier d’Art Abstrait en 1950. Ses créations, agencements géométriques complexes aux verts, rouges et bleus sombres, explorent des techniques et des supports industriels (peintures glycérophtaliques sur métal, peinture au pistolet) et prennent parfois des dimensions monumentales (voir les peintures murales réalisées pour l’Arche de la Défense).

Jean Gorin (1899-1981)

D’un milieu modeste breton, exerçant le métier de coiffeur, Jean Gorin peint à ses heures perdues dans un style expressionniste, jusqu’au choc de la découverte de Mondrian en 1926. Ses surfaces deviennent alors rigoureusement orthogonales et sa palette se réduit aux couleurs primaires. Il défend son « néo-plasticisme » au sein du groupe Abstraction-Création (1932) puis dans le Salon des Réalités Nouvelles. Ne se limitant pas à la surface plane, il explorera notamment le relief et la polychromie architecturale.

  • Page wikipédia consacrée à Jean Gorin,
  • Article en PDF sur la maison « néoplasticiste » construite par Gorin à Niort en 1966.

Jean Leppien (1901-1999)

Elève de Kandinsky, Klee et Albers au Bauhaus de Messau (Allemagne), collaborateur de Moholy-Nagy à Berlin en 1933, son œuvre s’interrompt pendant la guerre (son oeuvre est entièrement détruite par la Gestapo), et redémarre à Paris en 1946 où il expose au premier Salon des Réalités Nouvelles. Il allie la rigueur géométrique du Bauhaus à une recherche expressive d’états d’âme. « Voici un art de peindre où règne la géométrie brève et nette, la géométrie dans toute sa rigueur connue, avec, discrètement, un grain d’humour. Lorsque l’esprit se joint à la pauvreté volontaire, il n’y a, au monde, aucune richesse capable d’en égaler le charme » (Michel Seuphor).

Michel Seuphor (1901-1999)

Créateur d’une revue d’art à Anvers dès 1921, Seuphor (pseudonyme anagramme d’Orpheus) fréquente et défend les artistes d’avant-garde, fonde le groupe Cercle et carré et organise des expositions réunissant Mondrian, Arp, Kandinsky, Le Corbusier. Parmi ses propres créations, celles qu’il baptise « dessins à lacunes à traits horizontaux » sont influencées directement par Mondrian. Critique d’art majeur, il publie notamment la monographie de Mondrian en 1956, et un Dictionnaire de la Peinture abstraite en 1957.

Richard Mortensen (1910-1993)

Etudiant de l’académie royale des arts de Copenhague, Richard Mortensen découvre Kandinsky à Berlin en 1932 et développe un style influencé autant par l’abstraction que par le surréalisme. Co-fondateur du groupe abstrait Linien en 1934, c’est pourtant à Paris, dans les années 50, qu’il développe un art résolument abstrait (ou « concret », dans le cadre de ses expositions pour la galerie Denise René, sous l’influence de l’oeuvre d’Auguste Herbin). Si la pureté de ses formes le rattache du courant de l’abstraction géométrique, son sens tout « musical » du rythme et des couleurs, sa fluidité aérienne, ne sont par sans rappeler la grammaire picturale de Kandinsky.

Romano Zanotti (né en 1934)

Victor Vasarely (1908-1997)

Né en Hongrie, formé au fonctionnalisme par l’école de Mühely, il s’installe à Paris en 1932 comme graphiste pour des agences publicitaires. En 1944, il est le premier artiste exposé dans la galerie Denise René. Dans le cadre du courant cinétique (sa période Noir-Blanc jusqu’en 1960), il expérimente les rapports entre géométrie, mouvement et jeux de perception optique, qu’il théorise ensuite comme une combinatoire, un langage universel : c’est l’Op’art (art optique), qui triomphe dans les années 60. Produisant un « art pour tous », ancré dans la modernité et le quotidien urbain, démultipliable à l’infini, il atténue la frontière entre art et « visuel » de type publicitaire et se revendique le statut de « plasticien » plus que d’artiste.

Yaacov Agam (né en 1928)

Né en Israël, il suit les enseignements constructivistes d’anciens élèves du Bauhaus en Suisse dans les années 50, puis s’établit à Paris où il rejoint le mouvement de l’art cinétique, animé par Dewasne, Herbin, Léger et en devient une figure de proue. Il développe notamment des techniques optiques qui permettent à l’oeuvre de se modifier dans le regard du spectateur quand celui-ci se déplace ; le sommet de sa reconnaissance est sans doute la réalisation de l’antichambre des appartements privés du Président Georges Pompidou au Palais de l’Élysée (dit Salon Agam), en 1974.

  • Fiche wikipédia consacrée à Yaacov Agam,
  • Vidéo montrant la peinture « polymorphe » Three dimensions sur You Tube.