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Abraham Rattner (1893-1978)

Né dans l’état de New-York de parents russo-roumains, il étudie à la Pennsylvania Academy of the Fine Arts. Durant la Seconde Guerre, ses talents artistiques sont mis au service du service du camouflage. Résidant à Paris de 1920 à 1940, il intègre le groupe Minotaure ; ses figures rappellent Picasso et sa palette rappelle Rouault. Après son retour à New York, son succès est établi, il expose à travers le monde, commence une carrière de professeur et se lie notamment d’amitié avec Henry Miller. Dans sa dernière période, son thème prédominant est la religion (ce qui le rapproche d’autant plus de Rouault) et il réalise de nombreux vitraux pour des synagogues.

Alfonso Dominguez (1932-1990)

Peintre et coloriste mexicain, il a exposé en Europe, aux Etats-Unis et en Amérique latine. Son enseignement de la couleur et du dessin ont influencé de nombreux jeunes artistes dans les années 70.

André Masson (1896-1987)

Elève des Beaux-Arts de Bruxelles puis de Paris, grièvement blessé pendant la Première Guerre, André Masson rejoint en 1924 le groupe des Surréalistes, auprès desquels il expérimente la technique du « dessin automatique » (qui influencera notamment Jackson Pollock) et des « tableaux de sable » (à base de colle retenant du sable sur une toile). En 1929, il prend ses distances avec les Surréalistes, mais gardera une amitié profonde avec Georges Bataille (qu’il illustrera abondamment, de même que Sade). Dans l’après-guerre, il s’installe à Aix-en-Provence et revient à une peinture de paysages expressionnistes. En 1965, il réalise le décor du plafond du Théâtre de l’Odéon, et une rétrospective au musée national d’Art moderne consacre son œuvre.

Brigitte Coudrain (née en 1934)

Auteur d’une oeuvre extrêmement cohérente autour du thème de la nature morte, aux teintes automnales, sépia, avec un regard légèrement cubiste, et une prédilection pour le bois et le végétal anguleux, désséché ou piquant comme un bouquet de chardons.


Référence pour la période avant 1975 : Brigitte Coudrain, Werkverzeichnis des Radierungen, 1957-1975, par Rolf Schmücking, Braunschweig, Galerie Schmücking, 1976

Clément Serveau (1886-1972)

Elève des Arts Déco puis des Beaux-Arts à Paris de 1904 à 1914. Il débute en 1905 au Salon des Indépendants. Au milieu des années 30, il s’oriente vers le post-cubisme. Il participe à de nombreuses expositions dont celle du Salon des Artistes Français et est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1936. Il réalise aussi un grand nombre de fresques dont une de six mètres sur trois au Lycée de Meaux, dirige l’Ecole des fresques des Beaux-Arts de Paris et décore le pavillon du tourisme à l’Exposition universelle de 1937.

François Quelvée (1884-1967)

Élève de Maurice Denis, il a reçu de son maître, après avoir rempli une fonction dans les travaux publics, le goût des larges compositions. C’est essentiellement un peintre de genre, de nus, de bouquets ainsi que des paysages d’Afrique du Nord.

Georges Joubin (1888-1983)

Elève de Jean-Pierre Laurens puis des Beaux-Arts, il fut à l’origine en 1929 de la création de l’éphémère école de Montmartre (avec, entre autres, Pierre Bonnard, Dignimont ou Jules Pascin). Auteur de portraits, de nus, de natures mortes, il est moderniste dans son découpage des sujets en nets volumes géométriques, en aplats et en lignes brisées épaisses, qui le rapproche lointainement des Cubistes.

Gui Boyer (né en 1938)

Né à Toulouse en 1938, Gui Boyer étudie aux Beaux-Arts de Toulouse et ses premières oeuvres reflètent l’influence de Braque, Matisse, Derain, Vuillard, Bonnard. Au fil des années 60 puis 70, son oeuvre se fait plus minimaliste et formaliste, dans la lignée de Roger Bissière ou Simon Hantaï. Depuis les années 90, il vit et travaille dans le Gers.


Référence : Guiboyer, par Alain (Georges) Leduc et Sylvio Brianti, photographies de Michel Dieuzaide, éditions Atlantica, Biarritz, 2009.

Hans Hermann Steffens (1911-2004)
  • Page wikipédia consacrée à Hans Hermann Steffens (en allemand),
  • Hommage à l’artiste sur le blog Le Monde de Philippe Rillon.

Joseph Bayol (né en 1931)

Aujourd’hui spécialiste d’un hyper-réalisme paysagiste à la fidélité quasi photographique, Joseph Bayol a exploré dans les années 70 une veine surréaliste dans laquelle on retrouve une acuité du détail et un grand sens de la technique invisible au service du mimétisme.

Louis Marchand des Raux (1902-2000)

Paysan jardinier tourangeau qui dessine à ses heures perdues, son entrée au service des Daudet en 1919 va l’emmener jusqu’aux plus grandes galeries parisiennes. Ce « faux naïf » (Frank Elgar) accueille Atlan, Matisse, Dubuffet et Giacometti dans son atelier. Son imaginaire, comme il le dit lui-même, trouve son inspiration dans des sources multiples comme « le vitrail, la tapisserie, l’imagerie, l’art du jardin, (…) les contes de Perrault », à la recherche d’une « atmosphère naïve et curieuse qui fait rêver ».

Louis Touchagues (1893-1974)

Arrivé du Rhône à Paris en 1923, il laissera sa trace dans tous les arts de la capitale. Dessinateur aux Nouvelles littéraires, au Crapouillot, au Charivari, il illustre aussi les livres de Colette, Guitry, Aimé… Décorateur et costumier pour Dullin à l’Atelier, pour Jouvet à la Comédie Française, il décorera le Musée d’Art Moderne de Paris,  ou la station Franklin Roosevelt. Dessinateur parlementaire, il est délégué par les Beaux-Arts à la première Conférence de la Paix. Il exposera aux côtés de Chagall, Dufy, Zadkine, Marie Laurencin en Europe et aux Etats-Unis.

Martin Engelman (1924-1992)

Hollandais, élève des Arts Graphiques à Amsterdam, Martin Engelman se fixe à Paris en 1947, où il fait sa première exposition personnelle en 1960. En 1965, le Stedelijk Museum d’Amsterdam organise sa première exposition personnelle dans un musée. Inspiré par le surréalisme inquiétant de Max Ernst, le mouvement CoBrA et l’Art Brut, son geste spontanéité crée des représentations enfantines grotesques et fantastiques, un monde peuplé de créatures surnaturelles et menaçantes. En 1970, il est nommé professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Berlin.

  • Extraits en PDF d’un livre rétrospectif sur Martin Engelman (en anglais),
  • Article à l’occasion d’acquisitions par le musée Unterlinden de Colmar.

Raoul Dufy (1877-1953)


Lithographies tirées d’un album, le quatrième d’une série consacrée à la collection de M. Pierre Lévy, tirée à 1000 exemplaires sur vélin d’Arches, lithographe Charles Sorlier, achevé d’imprimer le 4 novembre 1969 par Mourlot pour les reproductions de toiles et par Fequet et Bausier pour le texte inédit de Marcelle Berr de Turique. Edition Fernand Mourlot, Paris 1969.

Roberto Matta (1911-2002)

Chilien émigré en Europe, il est adopté par les Surréalistes dans les années 30, où il explore et invente diverses techniques picturales. Exclu du mouvement en 1948, la suite de son oeuvre se recentre, d’une part, sur la science-fiction, et d’autre part, sur un engagement politique féroce contre les guerres et les idéologies.


Référence : Sabatier, Roland. Matta. Catalogue raisonné de l’oeuvre gravé (1943-1974). Stockholm : éd. Sonet, Paris, Visat, 1975

Suzanne Berthet (1903-1990)

Née Sonia Borenstein à Varsovie, elle intègre les Beaux-Arts de cette ville puis fuit la Pologne pour étudier à Paris en 1925. Sous le nom de Suzanne Berthet, elle se réfugie au Maroc, puis Toulouse et finalement Paris où elle travaille en compagnie de Chagall, Soutine, Kats. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est résistante dans le Midi de la France. Elle exposa à Paris, Casablanca, Tel Aviv, Haïfa et Jérusalem et réalisa des livres d’artistes illustrés aux éditions Arcam.

  • Biographie par le site du père Lachaise (où Suzanne Berthet est enterrée) qui a permis de rédiger cette notice.

Ulf Trotzig (né en 1925)

Proche des membres du mouvement CoBrA, Ulf Trotzig n’intègre pourtant aucun courant et expose en solo dès les années 50. Ses coups de pinceau (ou de pointe sèche, en l’occurrence) comme des coups de griffe et ses couleurs vives font vibrer une nature violente, aux arbres tordus par le vent et aux cieux enflammés.

  • Page wikipédia de Ulf Trotzig (en suédois),
  • Article sur Ulf Trotzig par la Galerie suédoise Birch (en anglais).

Yvon Taillandier (né en 1926)

Peintre et critique d’art, collaborateur à la revue Connaissance des Arts et à la revue XXe siècle. Les personnages et machines de son univers (qu’il appelle lui-même Taillandierland) s’enchevêtrent et se raccordent à l’aide d’appendices tubulaires jusqu’à saturer l’image, dans une gamme de couleurs où dominent le jaune, le rouge et le vert.